Lorsqu’un logement accumule excessivement la chaleur, une seule cause explique rarement toute la situation.
Orientation, vitrages, protections solaires, isolation, ventilation ou toiture peuvent se combiner et modifier fortement le comportement du bâtiment en été.
Le Cerema rappelle en 2026 que la protection contre les apports solaires et l’évacuation de la chaleur accumulée constituent deux axes majeurs du confort d’été dans les logements collectifs.
Les baies vitrées constituent un point majeur
Une baie vitrée laisse entrer de la lumière, mais également une partie du rayonnement solaire.
Son impact dépend notamment :
- de sa surface ;
- de son orientation ;
- du type de vitrage ;
- de son facteur solaire ;
- de la présence et de l’efficacité de protections extérieures.
Le Cerema identifie précisément les vitrages et la réduction du rayonnement solaire parmi les leviers à examiner pour protéger les logements des apports thermiques.
Une grande surface vitrée exposée au soleil ne constitue pas, en elle-même, une malfaçon. Mais elle doit être examinée avec l’ensemble des dispositifs destinés à maîtriser les apports de chaleur.
Les protections solaires doivent réellement protéger
Stores extérieurs, volets, brise-soleil ou autres dispositifs peuvent limiter l’énergie solaire atteignant les vitrages.
Leur simple présence ne permet toutefois pas de conclure à leur efficacité.
Il faut notamment examiner :
- leur position par rapport au vitrage ;
- leur capacité à couvrir suffisamment la baie ;
- leur fonctionnement pendant les fortes chaleurs ;
- leur résistance à l’exposition solaire ;
- leur compatibilité avec les dimensions et l’orientation des fenêtres.
La RT2012 prévoit elle-même des prescriptions relatives aux protections solaires mobiles de certaines baies, tandis que le Cerema place la protection contre le rayonnement solaire parmi les principales stratégies de confort d’été.
Pouvoir évacuer la chaleur est tout aussi important
Limiter les apports ne suffit pas toujours.
Une fois la chaleur accumulée dans les murs, planchers et équipements, le bâtiment doit pouvoir en évacuer une partie lorsque les conditions extérieures deviennent favorables.
Le Cerema cite notamment :
- la ventilation naturelle ;
- la gestion des courants d’air ;
- la ventilation nocturne ;
- les brasseurs d’air.
Il souligne également que l’efficacité d’une solution dépend de son contexte d’utilisation et de ses conditions de fonctionnement.
Un logement qui reste très chaud durant toute la nuit mérite donc une analyse différente d’un logement qui se refroidit rapidement après le coucher du soleil.
Isolation et inertie doivent être analysées ensemble
L’isolation joue un rôle important, mais le confort d’été ne se réduit pas à la quantité d’isolant.
Le Cerema recommande également d’examiner l’inertie du bâtiment, c’est-à-dire sa capacité à absorber puis restituer progressivement la chaleur, ainsi que les toitures et les matériaux exposés au rayonnement solaire.
Une stratégie efficace repose donc sur une combinaison adaptée au bâtiment.
Ce qu’une expertise peut vérifier
Lorsqu’une surchauffe devient importante ou récurrente, une expertise technique peut notamment examiner :
- orientation réelle des façades ;
- surfaces vitrées ;
- caractéristiques des vitrages ;
- protections solaires prévues et installées ;
- fonctionnement des volets et stores ;
- possibilités d’aération ;
- ventilation mécanique ;
- isolation et ponts thermiques ;
- toiture et enveloppe du bâtiment ;
- concordance avec les plans et études de conception.
L’objectif n’est pas de présumer une responsabilité, mais de déterminer pourquoi le logement se comporte ainsi et si les dispositifs prévus remplissent effectivement leur fonction.
Un équipement présent n’est pas nécessairement un équipement efficace
C’est un point essentiel pour documenter une situation de surchauffe.
La présence d’un volet, d’un vitrage performant ou d’une ventilation ne répond pas à elle seule à la question.
Il faut examiner leur fonctionnement réel, leur dimensionnement et leur adéquation au bâtiment.
C’est pourquoi Alerte Logement recueille, en complément des températures, des informations concernant l’exposition, l’étage, les baies, les protections solaires et les possibilités d’aération des logements signalés.
Sources
Cerema – Améliorer le confort d’été en logements collectifs : des solutions techniques – janvier 2026
Consulter la publication officielle
Cerema – Été : des bâtiments en quête de fraîcheur – juin 2026
Consulter la publication officielle
Ministère de la Transition écologique – Réglementation thermique RT2012
Consulter la source officielle